Côte d’Ivoire : Vers une intervention de l’ONU contre Ouattara?

Posted on 9 juin 2011

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ABIDJAN – L’Opération des Nations Unies en côte d’Ivoire, a déploré jeudi l’usage d’ « armes lourdes » contre des civils par les forces fidèles à Alassane Ouattara, le Président qu’elle a militairement à installer.

Selon Guillaume NGefa, de la division des droits de l’homme, les FRCI (nouvelle armée créée par Ouattara depuis le 17 mars) ont multiplié ces derniers les exactions et autres expéditions punitives contre les populations jugées proches du Président Laurent Gbagbo.

Plusieurs villages des environs d’Abidjan ont ainsi reçu la visite d’éléments FRCI, entrainant des arrestations arbitraires, de nombreux blessés et au moins un mort. L’ONUCI parle de « force mortelle ».

Elle a aussi fustigé le manque de contrôle du nouveau pouvoir sur ces hommes armées qui sèment de plus en plus la terreur à Abidjan, exigeant des enquêtes du nouveau pouvoir.

En avril dernier, l’ONU, puis la France avait justifié l’intervention armée qui avait mené à la capture du Président Gbagbo, par « l’usage d’armes lourdes contre les civils ».

Cette intervention avait alors conduit aux bombardements de cibles aussi bien militaires que civiles, dont des symboles de l’Etat ivoirien, notamment la résidence privée du Président ivoirien.

La Fédération Internationale des Droits de l’Homme avait alerté mardi, à la suite d’Amnesty et de Human Right l’opinion internationale sur la persistance d’exactions en Côte d’Ivoire, principalement contre les partisans du Président Gbagbo.

Ces accusations avaient déjà été rejetées dimanche par le ministre de l’intérieur de Ouattara, qui avait estimé qu’il n’y avait pas d’ « exactions à grande échelle », exigeant des « preuves » le cas échéant.

Dans son rapport rendu public le 2 juin, Human Right dénonçait des « exécutions extra-judiciaires » auxquelles auraient participé de façon active les chefs de guerre, Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly dit Ben Laden.

Amnesty Internationale, qui a accusé aussi les FRCI d’exactions, a estimé dans son rapport du 27 mai, que Ouattara devrait assumer « la responsabilité des actions tolérées ou commises par ses forces.

Les partisans du Présidents Gbagbo font l’objet d’une chasse aux sorcières depuis sa capture le 11 avril. Des exactions allant des simples tortures aux exécutions sommaires sont signalées chaque jour dans le pays.

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