Côte d’Ivoire : Insécurité persistante pour la presse d’opposition

Posted on 17 juin 2011

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ABIDJAN – La liberté de presse reste précaire à Abidjan, malgré le « semblant » de pluralité observé ces derniers jours avec le retour des journaux d’opposition, a constaté vendredi un journaliste DirectScoop.

« Nous recevons chaque jour des menaces depuis que nous avons décidé de reparaître », a rapporté un journaliste sous le couvert de l’anonymat. « On veut faire croire qu’il y a la liberté de la presse, mais c’est faux », renchérit un autre. Plusieurs journalistes sont ainsi entrés en clandestinité, craignant pour leur vie.

Un journaliste de Le temps, quotidien reconnu « pro-Gbagbo » a été suspendu pour 2 mois en début de semaine suite à la parution d’un article dénonçant les travers du tout nouveau régime. Le journal a lui aussi écopé de mesures de suspensions.

Plusieurs organisations de lutte pour la liberté de la presse ont déjà exigé du gouvernement Ouattara l’arrêt des exactions à l’endroit de la presse, jugée proche du Président Gbagbo.

Le Comité pour la Protection des Journalistes a demandé, sans succès, l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances du décès du journaliste Lago Sylvain Gnagneto jugé pro-Gbagbo, ainsi que « les allégations de harcèlement des journalistes ».

Dans la même veine, Reporter Sans Frontière (RSF) avait exprimé sa déception au gouvernement Ouattara face aux violations persistantes de la liberté de la presse d’opposition en vue de son musèlement.

La presse jugée proche du Président Laurent Gbagbo est victime, comme l’ensemble de ses partisans, de toutes formes d’exactions, allant des exécutions sommaires aux pillages des biens, par les bandes armées favorables à Alassane Ouattara.

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