France/Côte d’Ivoire : Michel Gbagbo, victime d’un délit de parenté ?

Posted on 7 juillet 2011

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PARIS – Alain Toussaint, conseiller du Président Gbagbo, a sollicité l’intervention du Président Sarkozy, en vue d’ « obtenir la libération immédiate » de Michel Gbagbo, fils du Président ivoirien renversé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI.

« Arbitrairement détenus, sans inculpation ni procès, en violation des normes internationales d’équité, Michel (dont l’état de santé est sérieusement dégradé) et les autres prisonniers politiques y subissent les traitements les plus humiliants : (ce lien vidéo l’atteste)», écrit-il dans un courrier adressé à Nicolas Sarkozy, dont DirectScoop a eu copie.

Paris, en tant qu’ « allié de Ouattara » détient « une responsabilité considérable dans le sort réservé à Michel et aux siens. Aussi, Michel Gbagbo, ressortissant français devrait-il « pouvoir bénéficier de l’assistance et du soutien de votre Gouvernement qui s’est mobilisé pour d’autres otages ou détenus français (Afghanistan, Mexique, Niger, etc) ».

Le 20 avril, puis le 4 juillet 2011, la mère de Michel a adressé deux correspondances à Alain JUPPE, Ministre des Affaires étrangères françaises, demandant une intervention de la France concernant le cas Michel. Celles-ci sont restées sans suite.

Une vidéo circulant sur le net révèle les traitements humiliants que subissent les prisonniers politiques de Ouattara dans les prisons du nord, notamment à Bouna où sont incarcérés Michel Gbagbo et Affi N’Guessan, le chef du parti de Laurent Gbagbo.

Les avocats du Président Gbagbo et de ses proches avaient dénoncé « avec vigueur les conditions matérielles inhumaines » dans lesquelles ceux-ci étaient contraints de vivre.

« Ces personnes sont en effet, soit enfermées dans des cellules infectes d’une prison poreuse aux intempéries (Bouna), soit détenues dans des locaux infestés de mambas et de moustiques (Katiola) », avaient-ils révélé, non sans mentionner l’absence des « droits les plus élémentaires », notamment « des soins minima pour les malades ».

Le Président Laurent Gbagbo, qui a été capturé le 11 avril par les forces armées (Licorne, ONUCI et FRCI)  soutenant Ouattara est détenu « illégalement» dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Son épouse, député, est elle aussi incarcérée en dépit de son immunité parlementaire ainsi que plusieurs hautes personnalités du régime déchu. Plusieurs actions pacifiques, notamment des manifestations à Paris, sont engagées pour obtenir leur libération.