Côte d’Ivoire : Ouattara doit poser « des actes concrets de réconciliation »

Posted on 8 juillet 2011

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ABIDJAN – L’ancien Secrétaire Général du principal syndicat étudiant, Koffi Serge a invité Alassane Ouattara, le chef d’Etat ivoirien installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI, à poser des « actes concrets de réconciliation », non sans dénoncer les exactions en cours dans le pays.

« Aujourd`hui en Côte d`Ivoire, quand tu te mets au carrefour pour déchirer la photo de Gbagbo et la brûler tu peux être en sécurité », a décrit Koffi Serge dans une interview à L’Expression, un quotidien ivoirien.

Les ivoiriens, estime le jeune leader pro-Gbagbo, sont préoccupés par « leur sécurité », « la paralysie de l`école »,  « la chute du prix du cacao », le panier de la ménagère de plus en plus faible, « les conditions d`exercice de la liberté de presse ».

Quant aux prisonniers politiques, ils sont traités dans des conditions matérielles inhumaines. Une vidéo circulant sur internet de puis le début de la semaine révèle le traitement humiliant infligée aux détenus de Bouna où se trouvent le fils du Président déchu, Michel Gbagbo et le chef du FPI (parti fondé par Gbagbo), Affi N’Guessan.

La situation sécuritaire du pays reste précaire près de 2 mois après le renversement du Président Laurent Gbagbo, détenu sans « assignation » au nord du pays. Les FRCI, fidèles au nouveau pouvoir, sont de plus en plus pointés du doigt.

Les exactions se multiplient au point de susciter le courroux des populations, notamment les médecins qui menacent de déclencher un vaste mouvement de grève.

Le Président Laurent Gbagbo, qui a été capturé le 11 avril par les forces armées (Licorne, ONUCI et FRCI)  soutenant Ouattara est détenu « illégalement» dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Son épouse, député, est elle aussi incarcérée en dépit de son immunité parlementaire ainsi que plusieurs hautes personnalités du régime déchu. Les appels et les manifestations se succèdent pour demander leur libération.