Côte d’Ivoire : La « dictature rampante » du RHDP

Posted on 14 juillet 2011

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ACCRA – Le Ministre Lazare Koffi Koffi, proche du Président Gbagbo a dénoncé mercredi la « dictature rampante» du nouveau régime ivoirien installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI, dans une interview accordée au quotidien d’opposition « Notre voie ».

« Tous les discours actuels, à la télé comme dans les journaux qui sont proches du nouveau pouvoir » laissent transparaître une « dictature personnelle ».

« On est poursuivi, vilipendé, toisé, apostrophé etc. si on rame à contre- courant de la volonté du pouvoir. Des titres de la presse libre sont quotidiennement traqués et des journalistes poursuivis», constate depuis son exil ghanéen le Secrétaire National du FPI, chargé des relations avec les organisations de masse.

Selon son analyse, le PDCI, allié de Ouattara joue le rôle de « marche-pieds » dans cette mutation vers l’ « autocratie ». « Ce sont les cadres du PDCI qui occupent les hauts postes de répression ou qui sont chargés de juger les Ivoiriens tandis que les cadres du RDR tiennent les postes juteux et stratégiques du pays ».

Les ivoiriens sont de plus en plus préoccupés par « leur sécurité », « la paralysie de l`école », « la chute du prix du cacao », le panier de la ménagère de plus en plus faible, « les conditions d`exercice de la liberté de presse ».

Quant aux prisonniers politiques, ils sont traités dans des conditions matérielles inhumaines. Une vidéo révèle le traitement humiliant infligée aux détenus de Bouna où se trouvent le fils du Président déchu, Michel Gbagbo et le chef du FPI (parti fondé par Gbagbo), Affi N’Guessan.

La situation sécuritaire du pays reste précaire près de 2 mois après le renversement du Président Laurent Gbagbo, détenu sans « assignation » au nord du pays. Les FRCI, fidèles au nouveau pouvoir, sont de plus en plus pointés du doigt.

Les exactions se multiplient au point de susciter le courroux des populations, notamment les médecins qui ont menacé de déclencher un vaste mouvement de grève.

Le Président Laurent Gbagbo est détenu (officiellement) dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Son épouse, députée, est elle aussi incarcérée en dépit de son immunité parlementaire ainsi que plusieurs hautes personnalités du régime déchu. Les manifestations et autres actions se poursuivent pour demander leur libération.

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