Côte d’Ivoire : Pas de législatives dans ces « conditions »

Posted on 16 juillet 2011

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PARIS – Charles Blé Goudé, dernier ministre de la jeunesse du Président Gbagbo a exigé « des conditions réelles d’élections justes et transparentes », dans un enregistrement vidéo diffusé vendredi sur la chaîne africaine Africa 24.

Le jeune leader a interpellé « la communauté internationale » sur les conditions de sécurité qui demeurent précaire 3 mois après le renversement du Président Gbagbo. Selon lui, l’opposition ne devrait pas « commettre l’erreur d’accompagner Ouattara dans cette victoire».

Activement recherché par les  pro-Ouattara, Blé Goudé est apparu en bonne forme dans un costume bleu. « Pour mettre fin aux rumeurs », a-t-il lancé.

Le gouvernement Ouattara a lancé en juin un mandat d’arrêt international contre le principal leader de la jeunesse patriotique ivoirienne alors que les mouvements de résistances semblent s’être réorganisés.

Le Ministre Lazare Koffi Koffi, proche du Président Gbagbo avait déploré mercredi la situation délétère du pays, dénonçant la « dictature rampante» du nouveau régime ivoirien installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI.

 « On est poursuivi, vilipendé, toisé, apostrophé etc. si on rame à contre- courant de la volonté du pouvoir. Des titres de la presse libre sont quotidiennement traqués et des journalistes poursuivis», avait constaté constate depuis son exil ghanéen l’ex-Ministre.

Les ivoiriens sont de plus en plus préoccupés par « leur sécurité », « la paralysie de l`école », « la chute du prix du cacao », le panier de la ménagère de plus en plus faible, « les conditions d`exercice de la liberté de presse ».

Quant aux prisonniers politiques, ils sont traités dans des conditions matérielles inhumaines. Une vidéo révèle le traitement humiliant infligée aux détenus de Bouna où se trouvent le fils du Président déchu, Michel Gbagbo et le chef du FPI (parti fondé par Gbagbo), Affi N’Guessan.

La situation sécuritaire du pays reste précaire près de 2 mois après le renversement du Président Laurent Gbagbo, détenu sans « assignation » au nord du pays. Les FRCI, fidèles au nouveau pouvoir, sont de plus en plus pointés du doigt.

Les exactions se multiplient au point de susciter le courroux des populations, notamment les médecins qui ont menacé de déclencher un vaste mouvement de grève.

Le Président Laurent Gbagbo est détenu (officiellement) dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Son épouse, députée, est elle aussi incarcérée en dépit de son immunité parlementaire ainsi que plusieurs hautes personnalités du régime déchu. Les manifestations et autres actions se poursuivent pour demander leur libération.