Côte d’Ivoire : Les écolos demandent la libération du Président Gbagbo et des prisonniers politiques

Posted on 21 juillet 2011

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ABIDJAN – Le Mouvement écologiste ivoirien a réclamé la libération de « tous ceux » qui ont été détenus suite au renversement du Président Gbagbo, dans une déclaration signée du Secrétaire Général du parti en date du lundi 18 juillet.

« Nous voulons que tous ceux qui sont détenus soient libérés (…) qu’une solution rapide soit trouvée pour faire revenir tous ceux qui sont en exil hors du pays », peut-on lire dans le texte dont DirectScoop a eu copie.

Le Mei dénonce par ailleurs « la recrudescence de l’insécurité» en dépit des assurances données par le gouvernement Ouattara. Selon Séraphin Yorokpa, SG du parti, plusieurs de « ses militants (ont) été victimes des exactions posées par les Forces républicaines ».

« Il est à signaler que son siège a été saccagé ainsi que la résidence privée de son S.G, jusque là occupée et dont tout le contenu a été pillé », révèle le communiqué tout en invitant les autorités à « éradiquer l’insécurité sans cesse grandissante».

Les autorités ivoiriennes sont de plus en plus interpellées sur la situation sécuritaire du pays. Alassane Ouattara, installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI, avait assuré le retour à une situation normale pour juin.

Charles Blé Goudé, dernier ministre de la jeunesse du Président Gbagbo, a interpellé dans un enregistrement datant du 9 juillet, « la communauté internationale » sur les conditions de sécurité qui demeurent précaires en Côte d’Ivoire.

Le Ministre Lazare Koffi Koffi, un autre proche du Président Gbagbo avait lui dénoncé la « dictature rampante» du nouveau régime ivoirien. « On est poursuivi, vilipendé, toisé, apostrophé etc. si on rame à contre- courant de la volonté du pouvoir. Des titres de la presse libre sont quotidiennement traqués et des journalistes poursuivis», avait constaté depuis son exil ghanéen l’ex-Ministre.

Les ivoiriens sont de plus en plus préoccupés par leur sécurité, la paralysie de l’école, la chute du prix du cacao, le panier de la ménagère de plus en plus faible, les conditions d`exercice de la liberté de presse.

Quant aux prisonniers politiques, ils sont traités dans des conditions matérielles inhumaines. Une vidéo révèle le traitement humiliant infligée aux détenus de Bouna où se trouvent le fils du Président déchu, Michel Gbagbo et le chef du FPI (parti fondé par Gbagbo), Affi N’Guessan.

La situation sécuritaire du pays n’a pas évolué 100 jours après le renversement du Président Laurent Gbagbo, détenu sans « inculpation » au nord du pays. Les FRCI, fidèles au nouveau pouvoir, sont de plus en plus pointés du doigt. Les exactions se multiplient au point de susciter le courroux des populations.

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