Côte d’Ivoire : Devant les policiers, Hamed Bakayoko admet « les contradictions du moment »

Posted on 23 juillet 2011

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ABIDJAN – Le ministre de la sécurité d’Alassane Ouattara, Chef de l’Etat ivoirien installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI, a admis vendredi les confusions constatées au plan sécuritaire depuis plus de 3 mois.

« Je sais toutes les contradictions du moment (…) entre FRCI, Police, çà et là. », a reconnu impuissant Hamed Bakayoko. « Ce sont les conséquences, les dégâts collatéraux de la guerre postélectorale que nous avons connue », s’est-il empressé de conclure devant les policiers à  l’école nationale de Police.

La question sécuritaire demeure de plus en plus préoccupante en Côte d’Ivoire depuis le renversement du Président Gbagbo. Alassane Ouattara qui avait promis un retour rapide (2 mois) à une situation normale, se retrouve face à l’ « amateurisme» vivement décriée, des  Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (armée qu’il a créée en mars dernier).

Les différentes actions menées pour conduire au rétablissement d’une situation normale, notamment l’assistance d’un conseiller militaire dépêché par Paris et le voyage en France de son ministre de la sécurité, n’ont jusque-là pas donné les résultats escomptés.

Les ivoiriens sont de plus en plus préoccupés par leur sécurité, la paralysie de l’école, la chute du prix du cacao, le panier de la ménagère de plus en plus faible, les conditions d`exercice de la liberté de presse.

Quant aux prisonniers politiques, ils sont traités dans des conditions matérielles inhumaines. Une vidéo révèle le traitement humiliant infligée aux détenus de Bouna où se trouvent le fils du Président déchu, Michel Gbagbo et le chef du FPI (parti fondé par Gbagbo), Affi N’Guessan.

La situation sécuritaire du pays n’a pas évolué plus 100 jours après le renversement du Président Laurent Gbagbo, détenu sans « inculpation » au nord du pays. Les FRCI, fidèles au nouveau pouvoir, sont de plus en plus pointés du doigt. Les exactions se multiplient au point de susciter le courroux des populations.