Côte d’Ivoire : « Nous ne sommes pas à notre dernière élection, ni à notre dernière crise électorale » (Ahoua don Mello)

Posted on 4 août 2011

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ABIDJAN – L’ex-ministre de l’équipement du Président Laurent Gbagbo a prévenu dans un document publié mercredi contre de nouvelles « crises électorales » au moment où les officines des partis alliés de Ouattara, président ivoirien installé avec l’aide militaire de la France, s’activent en vue des législatives prévues fin 2011.

« La grande bataille que nous devons livrer pour asseoir durablement la démocratie est la bataille contre la fraude électorale qui s’est révélée endémique dans les conditions des élections de 2010 », pense Ahoua don Mello.

L’universitaire, démonstration à l’appui, est revenu sur l’absence de sincérité des résultats certifiés par le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU.

Aussi serait-il «  important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l’on étudie le sort des 1032 PV manquants » et que « l’on situe les responsabilités car il s’agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat. »

Le contentieux électoral du scrutin présidentiel de novembre 2010, né du refus de Ouattara d’accepter les résultats  proclamés par le Conseil constitutionnel, a donné lieu aux bombardements par l’armée française de plusieurs sites civils comme militaires ivoiriens, à la suite du refus par l’ONU du re-comptage des voix demandé par le Président Laurent Gbagbo.

Depuis le 11 avril 2011, le Président Laurent Gbagbo est emprisonné dans le nord du pays après avoir été livré par l’armée française à Alassane Ouattara. Les manifestations de protestation se multiplient pour demander sa libération ainsi que celle de tous les detenus politiques.