Côte d’Ivoire/Bombardements : « Ce n’est pas l’Onu qui a tiré sur la résidence de Gbagbo » (officiel)

Posted on 6 avril 2011

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NATIONS UNIES – Martin Nesirky, porte-parole du Secrétaire général des nations unies, a déclaré que « ce n’est pas l’Onu qui a tiré sur la résidence de Gbagbo » lors d’un point de presse, mardi, au Siège des nations unies à New-York selon Inner City Press

En réponse à la question des journalistes de savoir si les hélicoptères d’attaque de l’ONU qui avaient tirés sur la résidence du Président Laurent Gbagbo se trouvaient en état de légitime défense, Nesirky a répondu que ce n’est pas l’ONU qui a tiré sur la résidence de Gbagbo mais plutôt des hélicoptères de la force française Licorne. Il a toutefois ajouté qu’il était légal pour la force française Licorne de soutenir l’ONU.

Une avalanche de protestations avait accueilli les bombardements aériens des forces françaises en Côte d’Ivoire. La Russie a exigé l’évaluation de la légitimité de ces bombardements tandis que le  président de l’Union africaine, Teodoro Obiang Nguema, denonçait le recours à la force par l’Onu et la France. A Paris, le Parti Communiste, le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière par un communiqué exigeait pour leur part le retrait « immédiat » de  Côte d’Ivoire des  troupes françaises.

lundi, le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), avait estimé que l’opposant ivoirien Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d’Ivoire », et appelé les États-Unis à « reconsidérer leur position » dans la crise ivoirienne.

Un différend post-électoral oppose le Président Laurent Gbagbo, déclaré élu par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d’Ivoire, à l’opposant Alassane Ouattara, candidat malheureux à cette élection, mais reconnu vainqueur par le chef de l’opération des nations unies en Côte d’Ivoire.

La dernière résolution (1975) de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, votée le 30 mars à l’initiative de la France, s’est félicitée de la décision prise (…) de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble » par de voies pacifiques. Cette résolution a engagé « toutes les parties à coopérer pleinement » avec ce haut représentant. Mais Alassane Ouattara, proche de Nicolas Sarkozy, a récusé ce haut représentant déjà désigné.

Il a déclenché des hostilités militaires en ouvrant des fronts à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan » contre le Président Laurent Gbagbo ; et ce, avec l’appui de l’onuci et de la force française Licorne qui ont notamment détruit tout l’armement lourd de l’armée ivoirienne.

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